Sans titre (3)

 S’il savait combien je la sens vide cette âme qu’il sonde avec autant d’attention. Je me sens absente, absente de ce monde.

Je ressens bien encore la température, le mal, les sensations physiques qui occupent mon corps mais mes émotions sont aussi gelés que le mercure.

 Je me suis débattu, j’ai lutté contre l’incompréhension mais j’ai cédé. À quoi bon ? Je voudrais fondre sous son regard embrasé mais je détourne le regard.

 Où va-t-il chaque matin ?

 Tous les matins, depuis maintenant 173 jours, on se retrouve sur cet arrêt, on monte dans un engin qui nous mène dans la même direction. Chaque matin, il descend au coin des mêmes rues : Ontario et Berri.

 J’attends qu’il se retourne et je le suit des yeux, jusqu’à ce qu’il devienne invisible dans la masse de gens pressés qui occupe la rue.

  Je ne veux pas qu’il me devine, je ne veux pas qu’il tente de me percer à jour, mais je veux tout savoir sur lui. Pourquoi ces rues ? Pourquoi à cet heure ? Pourquoi ce gros sac à dos ? Pourquoi cette tristesse dans son regard?

Peut-être qu’un jour… Peut-être demain…

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4 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. La Criminologue
    Mar 16, 2010 @ 11:11:30

    Pourquoi ne l’abordes-tu pas?

    Réponse

  2. La Criminologue
    Mar 23, 2010 @ 12:04:04

    J’attends toujours la suite, moi! 😦

    Réponse

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