Sans le soleil l’eau semble complètement noire. Quelques vagues en troublent la surface. Des feuilles de couleur virevoltent avant d’y plonger. Le vent souffle sa mélodie dans la baie et apporte réconfort aux pêcheurs qui occupent la rive.

 J’y plonge un doigt. C’est l’automne, l’eau a déjà commencé à montrer son caractère hivernal glacial. Et pourtant… la température est la même que celle de mon cœur. Je ne ressens plus cette chaleur caractéristique à la vie, aucune chaleur ne coule plus dans mes veines. La petite plage que j’occupe, derrière un rocher, est terriblement déserte.

J’enlève mes bottes en regardant les canards une dernière fois, j’enchaîne avec mon pantalon en regardant les arbres pour immortaliser leur couleur, mes autres vêtements succèdent avec pour chacun un souvenir que je veux imprégner; la beauté du paysage, une montagne au loin, la danse des feuilles… À mesure que mes pas réduisent la distance entre la mer et moi, je sens le poids qui coule de mes épaules…

Publicités

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Jane
    Fév 17, 2011 @ 13:36:14

    Beau et triste à la fois.

    Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :