Il y a quelque temps j’ai décidé de participer à un groupe de défi d’écriture qui aura lieu chaque mois. Chaque mois une de nous choisira un thème sur lequel nous devrons tous écrire un petit texte qui sera publié sur Les Diaphanes et sur notre blog respectif si tel est notre désir.

Le premier défi étant terminé, je vous invite à aller découvrir nos textes sur le blog et je vous offre le mien ci-bas. Je ne l’ai pas terminé faute d’avoir une fin qui me convenait. Personnellement je trouve mon texte un peu faible si on compare à la beauté des textes soumis par mes collègues ! Mais c’est pas grave, ça me permet de pratiquer mon écriture et m’amuser. J’ai trouvé vraiment difficile de trouver l’inspiration avec l’image proposée, je n’écris jamais de contes fantastiques et c’est tout ce qui m’inspirait cette image, je ne voyais pas comment l’amener dans le réaliste. J’adore d’ailleurs ce qu’en a fait La Citadine!

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Quand la nuit tombe, froide et sombre, silencieuse et sournoise, un ombre sort de son palais.

L’homme, barbu et courbé, chevauche la nuit dans son paquebot silencieux, flottant dans l’air chargé de promesses pour les habitants du village. Sa peau blanche et ridée rappelle qu’il ne sort que la nuit. C’est le pêcheur du ciel.

Pour les habitants d’Ubunto, lointain village marmoréen du Nord, le pêcheur leur est essentiel. Chacune des étoiles recueillis par sa capture sert à alimenter en énergie la demeure d’un des leurs. Mais depuis plusieurs années, une crainte les habite. Ce métier est impitoyable et jusqu’à ce jour, seul les Rois ont réussis à le pratiquer de par la force léguer par leurs glorieux ancêtres. Malheureusement pour les Ubuntois, le roi Enki n’a pas engendré de prince, lui et sa reine n’ont eu que des filles. Trois belles princesses, Ilana, Iris et Ino.

Ilana et Iris se comporte tel qu’on s’attend d’elles, elles sont jolies, polies, pleines de bonté pour leurs proches et elles attendent sagement de rencontrer leur âme soeur. Ino n’en ai rien. Depuis qu’elle est née que ses parents savent qu’elle ne sera jamais comme toute autre princesse, elle est effrontée, curieuse, espiègle et courageuse. Combien de fois le Roi a t’il dû revenir sur ses pas en quittant pour la pêche car sa petite Ino s’introduisait dans son bateau afin d’aller assister son cher papa dans son dur boulot.

Maintenant trop grande pour se faufiler dans les cales du paquebot, Ino continue néanmoins d’argumenter, chaque soir, au coucher du soleil, pour l’accompagner dans sa mission du ciel. Chaque nuit, lorsque les frissons lui parcourt l’échine et que ses muscles le tiraillent, Enki se convainc qu’il fait bien de dire non à sa fille, même si cela signifie la fin de leur peuple.

Ino n’abandonne pas si facilement. Laissant croire à ses royaux parents qu’elle part découvrir un pays du sud accompagnée d’une amie, la jeune femme se rend dans un comté pas si lointain d’où provient la rumeur qu’un vieux roi déchu pourrait l’aider à s’entraîner. Après avoir marché plusieurs centaines de kilomètres, elle arrive enfin à destination pour réaliser qu’il n’y a pas de vieux roi mais seulement un irascible et jeune prince. Dès qu’il voit que son élève s’avère être une jeune princesse, il éclate de rire au visage d’Ino. Il refuse d’aider la naïve jeune femme.